Votre panier est vide  Votre compte

Inferno

Descente aux Enfers  

 

Quand, tel Orphée, je descendis, vers les Enfers, 

Et que j'eus donné la piécette, au clochard, 

Je me laissais aller aux frasques du hasard, 

L'un de mes bourreaux avait la verge de fer. 

J'ai cru, mille fois, haïr, celui que j'étais, 

Quand je reçus l'amour de mon Dieu, déjà mort. 

Le venin passa dans les veines de mon corps,

Je criais, je meurs, et mon Ego, l'on matait. 

La souffrance recréa, en moi, Son martyre,  

Plus je ressentais le mal, plus j'aimais pâtir, 

Je recherchais, dans la douleur, le faux plaisir, 

Qu'aucun homme n'était capable de m'offrir.

Ils étaient des caricatures de moi-même, 

Des résidus déviants de l'Astre, que j'aime.

Les vers sataniques 

Prince de ce monde, géniteur de l'envie,  

Sous la forme d'un serpent, tu connus la femme, 

Elle se donna, à Toi, et devint infâme, 

Depuis ce jour, elle nous donna la mort, non la Vie. 

 

Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome, et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Ah, mon Dieu, si tu l'avais vu l'oeuvre du Mal,  

Jamais, tu ne serais mort, pour cet animal. 

Seigneur, Tu es mort, près de l'autel de Vénus,  

Mutilé, sous la voûte même d'Uranus. 

 

Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome, et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Sa connaissance, l'homme la doit à Satan,

Quand Ton sang glorieux coule, à chaque printemps. 

Hélas, je pleure Adonis, il n'est le Démon, 

Mais le beau jeune homme, que nous aimons. 

 

 Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Tu poussas la jeune fille, à vendre ses charmes. 

Elle fut prostituée, au pays de Nod. 

Yubal, le citharède, fut le dieu de Rhodes, 

Tubal apprit, au guerrier, à forger des armes. 

 

Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome, et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

 L'Hébreu, qui occupe Canaan, Te maudit, 

L'Arabe crut que Tu inspirais les poètes, 

Par des sacrifices, des orgies et des fêtes.

 

Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome, et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

  De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Ils célébrèrent Satan, chaque vendredi, 

Les ivrognes reconnurent, en toi, Bacchus, 

Et le pédéraste embrassa ton anus. 

 

Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Ah, mon Dieu, si tu l'avais vu l'oeuvre du Mal, 

Jamais, tu ne serais mort, pour cet animal. 

Seigneur, tu es mort, près de l'autel de Vénus, 

Mutilé sous la voûte même d'Uranus 

 

 Satan, prends pitié de moi, je suis un homme, 

Tes fils, je les ai vus, à Rome, et à Sodome. 

La cité auguste, je la nomme Paris, 

De ses marais de luxe remonte un air pourri. 

 

Sa connaissance, l'homme la doit à Satan,

Quand ton sang glorieux coule à chaque printemps. 

Hélas, je pleure Adonis, il n'est le Démon, 

Mais le beau jeune homme, que nous aimons.

Vénus aux Enfers 

Chrétienne, hystérique, d'un père autoritaire, 

Hérita le caractère et les gants de fer. 

Madame connait bien Sade, lu aux Enfers, 

Elle dut me dominer, pour me faire taire. 

Etrange Vénus, à la coiffure saphique, 

Elle a la fourure, mais n'est pas ma sylphide, 

Mes nuits, à Pernety, furent souvent épiques, 

Quand je contemplais cette Grâce, aux traits livides.

 

décadence littérature Brahim Megherbi poésie

Ajouter un commentaire