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#Balance ton porc

Comme certaines femmes de l'industrie du spectacle, j'ai été abusé.

J'ai donc décidé, après mûre réflexion, de m' associer au mouvement #Me too et de dénoncer la personne qui m'en a fait baver et qui a abusé de ma naïveté et de ma jeunesse.

Jean-Claude Montheil, directeur artistique pour le cinéma, à cette époque, fut le "porc" qui abusa de moi et se compara à Marlon Brando dans Le dernier tango à Paris.

Mon image fut salie et considérée comme pornographique.

Je comprends la douleur et la rage de toutes ces femmes, violées et instrumentalisées par les hommes car je pense, en tant que gay, que ma part féminine fut violée. 

Suite à cet à acte, je fis une violente dépression nerveuse, oú j'eus honte de mon corps et de mon image.

J'ai donc décidé de ne plus jamais faire de cinéma et de me concentrer sur le théâtre, après avoir obtenu l'appui d Hervé Joubert-Laurencin qui prit pitié de moi et  me poussa à persévérer sur  la voie artistique.

Sans Hervé, je n'aurai ni écrit, ni créé.

Même s'il est vrai que nous ne nous sommes pas compris, je l'ai aimé et je pense que lui aussi de sa façon si particulière. 

Il me fallut du temps pour comprendre que tous les hommes n'étaient pas comme Montheil et qu'Hervé n'était pas un "porc" même s'il était très autoritaire.

J'eus aimé avoir des rapports plus simples avec lui, mais peut-être n'en suis je pas capable. 

Je crois pourtant que nous fonctionnons de la même manière bien qu'il ne le reconnaitra pas.

En effet, nous mettons le travail au-dessus de toute autre valeur, ce qui certes, me met au-delà de bien nombre d'artistes qui se perdent dans les vanités de ce Siècle. Les mondanités n'apportent pas grand-chose, si ce n'est la gloriole d'"être connu". Minutes de gloire éphèmères lorsque l'on est incapable de créer. Je pense qu'il vaut mieux chercher, tenter, expérimenter, même si le résultat est parfois décevant que de se satisfaire d'avoir son nom sur une liste de "dîner parisien".  Là où Hervé et moi différons peut-être, c'est que je ne supporte viscéralement pas l'injustice. Hervé n'y attache aucune importance et s'entoure d'une cour qui le flatte : des jeunes femmes font mine de chanter ses louanges pour mieux profiter de sa célébrité. Ce type de starfuckers me révulse et je ne comprends pas qu'un homme aussi intelligent que lui se laisse abuser. Il vaut mieux que cela mais nos chemins se sont séparés car il a toujours vu en moi un rebelle, ce que je ne suis pas, n'en déplaise à mes détracteurs idiots. En art, la morale n'existe pas et n'a jamais existé.

Alors, certes, je manque de tactique politicienne, je pourrai me transformer, manipuler les autres, les briser par des spéciosités perverses .

Qu'est-ce que cela m'apporterait? Des décombres, des cadavres psychiques, une surestimation de mon Ego. Je serai alors "Parisien" : j'aurai tué au travail ...

There's room at the top/They are telling you still

But first you must learn/ To smile as you kill