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Les Nuits pourpres

 

 

paru aux Editions Edilivre

Nombre de pages : 132

Date de publication : 12 août 2013

ISBN : 9782332607812

Nuits pourpres

 

LE LIVRE

 

 

La lente descente aux enfers d’un jeune esthète.

 

 

PLAN DE L'OUVRAGE

 

  1.        Aux origines
  2.       L’Algérie
  3.      La vieille Europe
  4.     Un film sur Héliogabale   
  5.      Casting et plus si affinités                    
  6.     Du côté de Sodome     
  7.     Déchéance                                       

 

Quatrième de couverture

 

Karim Afer ne voit le monde que sous un angle esthétique. Déçu du sort qu’on lui réserve, il préfère multiplier les aventures sexuelles sans lendemain. Il cherche malgré tout un sens à donner sa vie, bien qu’il souhaite la mort. Les aventures de Karim vont lui permettre d’atteindre une distance philosophique bien à lui.

 

Court extrait du roman : 

"Je n’ai jamais été croyant, car je considère que chaque homme doit tracer son propre chemin. Nul besoin d’avoir recours en une Providence aveugle et éloignée de tout.  J’ai  d’avantage foi en Moi, et je doute fort qu’il existe un dieu lointain, qui se repaît du spectacle, o combien risible, de la médiocrité humaine. Je connais bien d’autres valeurs que celles qu’inculquent la religion ou la superstition : l’Art et le Beau.

En mon charme, je crois d’avantage et avec raison. J’ai 26 ans et je mesure 1m75. J’ai les yeux bleus ainsi que les cheveux bruns. On me dit mignon, mais j’ai cette beauté des personnes éteintes, que l’on continue à admirer après leur mort. Il est vrai que j’accorde une certaine importance à mon apparence physique. L’élégance me rassure : elle comble le vide intérieur que je peux ressentir. Ainsi, si je ne sacrifie à aucune divinité, j’idéalise Narcisse. Pourtant, loin de moi l’idée d’être vaniteux, ce serait là un crime, que dis-je, de la médiocrité.

J’aime me livrer à des expériences, dont le pékin de banlieue n’a pas entendu parler. Porter des pannes de velours et des cuissardes de bordel parisien. Avoir le visage peint, comme celui d’une demi-mondaine de Toulouse-Lautrec. Boire des cocktails de Maiden Blush, qui font rougir les joues : mandarine, bitter, vin rouge, thuyone, et champagne.

Mon but est de paraître aussi mélancolique qu’un dandy, si névrosé qu’un esthète, si livide qu’un ivrogne. Je cherche à chavirer, sous le poids des voluptés, comme une courtisane. Je rêve de devenir une prostituée, semblable à Théodora, qui acquit puissance et à richesse, en devenant l’impératrice de Byzance et l’épouse de Justinien Ier. Peu m’importe que des femmes, contraintes par la force, ou les circonstances économiques de faire commerce de leur corps, soient rejetées, par la société, et ne parviennent pas à changer de position sociale. Je ne crois pas avoir la moindre trace de cette morale, qui infecte les rapports humains.

Je songe aux geishas japonaises, dont le rôle est de divertir un homme ou un groupe d’hommes, par leur conversation, et leur maîtrise des arts traditionnels : danse, chant et musique. Cultivant l’ambiguïté entre l’état de courtisane et celui de prostituée, mon désir est être plus doué que les autres femmes, plus intelligent et plus raffiné, plus célèbre et plus courtisé, de façon à servir de confident intime à un homme de pouvoir."

 

Voir aussi Défense des Nuits pourpres