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Le mythe du Quetzal

Quetzalcoatl était le roi d'un peuple du Mexique ancien, nommé les Toltèques. Doux, affable et pondéré, il leur apporta la  civilisation et interdit les sacrifices humains aux dieux tout en enseignant les arts. Il avait un rival, Tezcatlipoca, magicien funeste, qui introduisit l'usage de l'alcool et poussa les sujets du roi à la débauche. Quetzalcoatl, enivré, se laissa aller à la luxure mais revenu à son état normal, il comprit son erreur. Son peuple le trahit, le déchut et le poussa à l'exil car il lui préférait les tentations de Tezcatlipoca. Hommes et femmes transgressèrent les interdits, se livrèrent au meurtre et à l impiété. 

Constatant le pouvoir de nuisance de son rival, Quetzalcoatl se dévêtit des attributs de la royauté et se dirigea vers la côte. Dégoûté de son peuple et déçu par ses échecs, il fit allumer un bûcher et se précipita dans les flammes, promettant que lui, l' étranger blanc et barbu, il reviendrait un jour vers son peuple. Mais son corps ne fut pas entièrement consumé :  son coeur s' éleva au-dessus du feu et forma la planète Vénus. Il avait rejoint les étoiles : il  était devenu un dieu.

Le mal cependant était fait : Tezcatlipoca fit régner le mal, il asservit le peuple et ordonna que l'homme offrirait aux dieux son semblable pour calmer leur soif de sang et leur colère. 

Jamais plus, l' équité ne régna, les Toltèques furent la proie des envahisseurs et ceux qui se souvinrent de Quetzalcoatl le pleurèrent.

Quand Hernan Cortez arriva au Mexique, les Aztèques qui avaient succédé aux Toltèques prirent le conquistador pour Quetzalcoatl : Cortez était blanc et barbu.

Quetzalcoatl avait créé les hommes de son sang, ils l'avaient trahi, ils souffriraient et demeurerait comme symbole de sa beauté, le colibri du Serpent à plumes.