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La quête du désir

 

L'improbable  quête du désir est une oeuvre en sept volumes sur les milieux parisens, qui décrit l'impossible recherche de l'idéal amoureux homophile qui se transforme en quête de la vérité artistique car si la passion érotique ne mène qu'au vide et à la trahison, l'art littéraire permet la transmutation de la déception amoureuse en oeuvre sur la notion de désir.

 

TABLE DES MATIERES

I.  Le dégoût.

II.  La déception.

III.  La désillusion.

Je gâchais des années de ma vie à me morfondre et voulus mourir car je concevais de l’amour pour une femme qui me répugnait à tout égard et dont le sexe ne correspondait pas à mes goûts.

Evelyne Dupuy n’avait en elle aucun autre mystère que sa profonde toxicomanie, dans laquelle elle versait avec Stanislas Rosecôte, artiste de pacotille, plus proche du monstre de foire que de l’esthète que je représentais.

Evelyne m’utilisa pour entrer dans les salons mondains puis lorsqu’elle se fut jouée de moi, elle retourna à ses véritables amours : le hashish, la luxure éhontée et le trottoir qui l’attirait inexorablement. 

Elle séduisit néanmoins Olivier Dévôt, qui, pour profiter de ses charmes, parvint à tromper sa femme, la malheureuse Mina, qui se morfondait toutes les nuits se demandant où était l’époux qu’elle aimait malgré tout.

Elle fut la risée de Tout-Paris et l’humiliation fut plus grande encore quand Olivier offrit un appartement à Evelyne dans le XVe arrondissement, lui qui délaissait ses enfants au point de les affamer.

Mina, quant à elle, en fut réduite à des ménages et à quelques activités nécessaires à sa subsistance, mais qui ne laissèrent pas sa vertu intacte. Vêtue de noire, les lèvres rouges, elle arpentait les trottoirs des Champs-Elysées et donnait parfois de sa personne, ou du moins she gave head for sure.

IV.  Le dessillement.

Les Gomorrhéennes

Le beau vice.

Aucun homme, si plaisant soit-il,  ne fut jamais à même de pallier le manque amoureux que je ressentais car l'androphile est aussi peu vertueux qu'il est luxurieux.

Comme Achille, j'aurais aimé avoir Patrocle à mes côtés, comme Alexandre, j'eus mille fois préféré la chaleur d'Hephaistion à celle de tout autre être.

Mais l'inverti parisien ne se soucie que de lui-même et sa vanité comme sa vacuité le conduisent à ne s'émouvoir que de celui qui peut lui apporter argent, gloriole télévisuelle et échanges furtifs oú sa libido bestiale s'assouvit dès lors que son partenaire se trouve réifié et traité tel un godemiché de couleur. Les films de Cadinot en témoignent allègrement.

Ah comme j'eus aimé unir le meilleur de l'Orient et de l'Occident dans la re-création de ces hommes dont Le Banquet nous apprend qu'ils étaient soudés.

Cependant, le préjugé racial est d'une telle force dans cette France communautariste des années 2000 que jamais la race leucoderme ne pourra comprendre le monde sémite autrement qu'en le soumettant à ses désirs de domination.

Quand je dis sémite, j'entends principalement le peuple d'origine arabe, car il est un fait établi que les invertis nés d'Isaac s'associent entre eux sans jamais déroger à cette règle.

Mais moi, qui suis athée et descendant figuré d'Ismael, je suis voué aux gémonies et à un impossible amour.

Maudit par ma double origine, refusant les masques de l'hypocrisie, je suis trop francisé pour certains, trop "crouille" pour cet amant fantasmé qui jamais ne voudra de moi et dont mes amours malheureuses font le partenaire masochiste, et ce, bien que cela ne corresponde pas à mon tempérament martial et dominateur.

Car, même si sentimentalement il m'arrive de penser de façon féminine, mes désirs sont mâles et j'aurais bien du mal à me soumettre. 

C'est là le drame de ma vie et la raison pour laquelle je voudrais périr le plus tôt possible.

J'arracherai enfin de mon coeur cet amour des garçons qui ne me mena jamais qu'au pire.

Et pourtant, il n'y a rien de plus délicieux, de plus tendre que ces amitiés viriles si jamais elles étaient sincères. 

Elles ne le sont pourtant guère dans la réalité.

Chaque homme que j'idéalise n'est au fond qu'un opportuniste vénal dans le meilleur des cas et bien souvent un malotru sans éducation, doté de défauts tels que loin de répondre à l'idéal grec du kallos kagathos, il est beau, quel leurre, et d'une fausseté et d'une malignité sans égale.

Jamais, je ne fus compris dans cette ville corrompue et pourrie qu'est Paris.

Au contraire, je me perdis sans guide dans les marais en putréfaction du Marais oú chaque lieu de convivialité androphile n'est qu'un bordel déguisé qui ne dit pas son nom.

C'est Sodome, le royaume du vice et de la perversion, un milieu oú se socratisent les jeunes hommes les plus putassiers et les plus frivoles, un repaire de fausseté oú règne le racisme poussé à son paroxysme.

J'ai erré là au mépris de moi-même, cherchant dans ces souterrains comme dans ceux des Tuileries ce que je voulais alors le plus au monde: la mort.

Celle-ci n'a pas voulu de moi, au moins mon témoignage attester de la cruauté de la nature androphile

V. La décadence

 

 

VI. La déchéance

 

VII. Le désert