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Gabriel Matzneff

Je n'ai jamais eu de sympathie, ni la moindre once d'admiration pour Gabriel Matzneff dont les pratiques pédophiles m'ont toujours révolté et dégoûté. Comment peut-on affirmer qu'un bambin asiatique soit amoureux d'un écrivain français qui a trois, voire quatre fois son âge? Ceci me choque et je condamné l'attitude de Saint Germain des Prés qui a protégé cet homme sous couvert de gloire littéraire. Cela confirme mes pensées à savoir qu'un bourgeois français peut tout faire, même l'ignoble, l'abject.  Pour peu qu'il ait l'argent, le statut, ses crimes sont passés sous silence. En revanche, en raison de mes origines, je suis considéré persona non grata, je suis humilié à Paris.

Quel est mon crime? Celui d'être gay et d'en parler. Je vis ce que Wilde a connu : l'hypocrisie d'une société pudibonde où le pire se commet sous couvert de bienséance.

Vernis d'une société inhumaine.

Sade est pour moi un grand auteur, les faits qui lui furent reprochés sont douteux et il fut la victime, la Justine de son époque. S'il peignit aussi bien les douleurs de son héroïne, c'est qu'il les ressentait. Qu'il ait critiqué le catholicisme en émule de Voltaire, voilà ce qui lui fut reproché.

Matzneff est un être immonde et la justice doit être rendue. Son nom devrait être voué à la damnatio memoriae, comme symbole de ce qui put exister de plus répugnant au XXIe siècle.

La cause de l'enfance martyre m'a toujours émue et je verse des larmes de sang pour ces vies brisées comme la mienne par des bourgeois qui ne sont autre chose que des porcs, se vautrant avec délectation dans la lubricité et tentant d'entraîner avec eux l'innocence.

Comme je l'ai déjà dit, Paris est bien la Sodome moderne, une capitale du vice, du foutre et du fric. Pensons à tous ces gays perdus qui errent dans les parcs et les souterrains, dans ces bordels ignobles du Marais que le SNEG cautionne avec le sourire aussi sale et salace que sadique, observant ces jeunes sans expérience pratiquer le Bareback qui les mènera à la mort, ou au SIDA.