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Hommage à LaVey - né le 11 avril

 

Anton Szandor LaVey est né le 11 Avril 1930. Ses parents, d’origine française et géorgienne, déménagent, en Californie après sa naissance. Dès l’âge de 5 ans, il pratique la musique, jouant du violon, du trombone, de l’orgue, du calliope, du piano et du hautbois. Il arrête ses études à 16 ans, pour devenir musicien, il est alors second hautbois pour le San Francisco Ballet Orchestra. Puis à 17 ans, il change de voie et s’engage dans un cirque : le Clyde Beatty Circus, où il fut dompteur de tigres. Il travaille, ensuite avec le Wurlitz band, en tant que joueur de calliope. Anton LaVey enchaîne les petits boulots, durant un peu moins d’une vingtaine d’années, passant de photographe, à criminologue, mais aussi artiste et hypnotiseur. Il s’intéressait de plus en plus à la magie, et à l’occulte en général et anima des conférences sur ces domaines, en fondant le Magic Circle. Mais c’est, en 1966, lors de la Walpurgisnacht, qu’il créa la célèbre Church of Satan. Il publia de nombreux ouvrages, dont The Book of Satan et mourut le 29 Octobre 1997, d’une arythmie cardiaque, à l'hôpital St Mary et reçut des funérailles sataniques, avant d'être incinéré.

LaVey explique qu'il faut avant tout privilégier le développement de sa personnalité, ce qui n'est donné qu'à ceux, qui s'affranchissent de tous les carcans moraux, par l'Art et le Sexe. Pour lui, le Diable ou Satan n'est qu'une force de la nature, et ce n'est certainement pas le Mal, mais ce qui a été diabolisé par les religions révélées, à savoir les pulsions érotique et mortifère, ce que Freud nomme Eros et Thanatos. LaVey chérissait l’individualisme et encourageait à un retour à des valeurs classiques, dans les domaines de l’art et de la littérature, telle que la maîtrise des techniques et des communication affectives, la maîtrise de la forme et de la fonction, du dessin et de l’exécution. Il appelait chaque individu à rechercher la grandeur humaine où qu’elle puisse se trouver, des voûtes de l’histoire aux producteurs talentueux d’aujourd’hui, et à tourner en dérision les escroqueries à la mode pour les masques superficiels qu’elles sont en réalité.

LaVey percevait la structure sociale humaine comme étant stratifiée, ainsi chaque personne devrait atteindre un niveau proportionnel au développement (ou au manque de développement) de ses talents naturels. LaVey encourageait la promotion de la reconnaissance populaire et l’acceptation de la stratification, qui n’est rien d’autre que l’élimination systématique de l’égalitarisme partout où il s’est niché. La médiocrité devrait être identifiée et méprisée. Les imbéciles devraient souffrir à cause de leur comportement. Ceux qui sont talentueux sont à chérir. Chaque individu doit choisir lui-même ses propres normes esthétiques, mais LaVey considérait toutefois que certains éléments du succès sont indéniables, même s'ils ne plaisent pas à tous le monde. Par exemple, personne ne peut nier la qualité supérieure inhérente aux symphonies de Beethoven, aux sculptures de Michel-Ange, aux tableaux de De Vinci ou aux pièces de Shakespeare.