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Enquête sur la sexualité

 

Cette étude cherche à établir une classification sexuelle, en se fondant sur le rapport Kinsey, qui établissait des variables dans l’orientation sexuelle bipartite, hétéro-homosexualité et les apports de la Gender theory.

Essai d’analyse de la sexualité humaine

Freud avait établi comme théorie la bisexualité fondamentale de l’homme, mais n’avait pas mis à jour les variantes culturelles de la sexualité, croyant en une universalité de la bisexualité humaine, ce qui nous paraît discutable. En fait, les faits semblent plus complexes, de part la différence qui s’établit entre d’une part le sexe biologique (ou sex) et les conceptions culturelles de la sexualité (gender) et leurs perceptions individuelles. Nous employons de fait un troisième terme, celui de sex perception, à côté de la bipartition sex-gender. De ce fait, l’orientation sexuelle varie en fonction de ces trois critères : sex, gender, et sex perception. Par ailleurs, il existe une variation, entre contenu manifeste et contenu latent de ces critères.

E.G : Un homme, de sexe biologique masculin (sex) peut concevoir la masculinité sur les critères européens contemporains (gender). Il peut avoir conscience de son identité sexuelle homosexuelle (orientation sexuelle) ; tout en éprouvant une attirance inconsciente pour les femmes (contenu latent de l’orientation sexuelle). De ce fait, il pourra éprouver des désordres au niveau de son orientation sexuelle, même si son identité sexuelle et la perception (sex perception) de celle-ci ne se trouvent pas mises en cause. Il nous paraissait nécessaire d’établir ces distinguos, pour diverses raisons.

1. Il est certain que toute étude analytique de la sexualité doit prendre en cause non seulement la variable spatiale et la variable temporelle, mais aussi les trois variables qui viennent d’être définies : sex, gender et sex perception. Par ailleurs, ces trois variables ne peuvent être comprises, que dans leur double acceptation : manifeste, ou latente.

2. D’autre part, les variables définies (sex, gender et sex perception) nous permettent d’établir une analyse claire des pathologies, liées à l’identité et à l’orientation sexuelle. Conformément à la théorie psychanalytique, nous pouvons établir qu’il y a cas pathologique grave, lorsqu’il y a un désaccord prononcé non seulement entre contenu manifeste et contenu latent, et par ailleurs, entre les trois variables définies ci-dessus.

3. Les manifestations homophobes ne sont pas uniquement liées à une homosexualité refoulée et mal acceptée par l’individu (homosexualité latente, qui provoquerait des manifestations d’agressivité). Nous pensons qu’il s’agit de troubles qui ne sont pas uniquement liées à l’orientation sexuelle, mais plus généralement à l’identité sexuelle incertaine de l’individu.

C’est parce qu’il existe un clivage entre le sexe biologique, le sexe culturellement défini et la perception sexuelle individuelle que des tensions apparaissent d’abord au niveau pulsionnel, latent, puis au niveau conscient, manifeste de l’Individu. L’existence d’un Surmoi trop important (le plus souvent lié à un système d’éducation patriarcal, phallocratique et répressif) conduirait l’individu à une violence déraisonnée, car l’investissement homosexuel de la libido, au niveau du Ca, lié à une volonté émancipatrice inconsciente du Moi, entrerait en conflit avec le Surmoi.

Brahim MEGHERBI - 2019